- Suites et nombres de Fibonacci (7 exercices)
- Suites définies conjointement (terminales) (1 exercice)
- Un peu plus loin : suites homographiques (3 exercices)
E.1874
Achille
et
la
tortue
(paradoxe
de
Zénon
d’Élée)
Problème:
si
la
tortue
a
de
l’avance
sur
Achille,
celui-ci
ne
pourra
jamais
la
rattraper,
quelle
que
soit
sa
vitesse
;
car
qu’Achille
court
pour
atteindre
le
point
d’où
est
partie
la
tortue,
celle-ci
avance
de
telle
sorte
qu’Achille
ne
pourra
jamais
annuler
cette
avance.
On
suppose
que
la
tortue
a
pris
un
mètre
d’avance,
qu’Achille
court
à
la
vitesse
de
2
m
=
s
et
la
tortue
à
une
vitesse
de
1
m
=
s
.
On
note
t
0
l’instant
de
départ,
A
0
la
position
initiale
d’Achille
et
T
0
celle
de
la
tortue.
t
1
est
l’instant
où
Achille
atteint
la
position
précédente
de
la
Tortue.
Notons
A
1
cette
position,
la
tortue
continuant
à
avancer
se
trouve
en
T
1
.
Et
ainsi
de
suite.
En
se
basant
sur
le
fait
qu’on
puisse
découper
en
autant
de
bout
le
parcours
d’Achille
et
de
la
tortue
(hypothèse
de
la
continuité)
,
on
croit
qu’Achille
ne
rattrapera
jamais
la
tortue
puisqu’il
lui
restera
toujours
une
part
du
chemin
à
par-courir.
Autre
embêtement,
tous
ses
petits
segments
mis
bout
à
bout
ont
quelle
mesure?
Autrement
dit,
Achille
rattrapera
la
tortue
à
l’infini?
1
Placer
sur
la
dernière
droite
graduée
le
point
A
2
et
T
2
.
2
Donner
les
valeurs
de
T
0
−
A
0
,
T
1
−
A
1
,
T
2
−
A
2
.
3
On
accepte
le
fait
que,
à
tout
rang
de
l’étude,
on
a:
u
n
=
T
n
−
A
n
=
1
2
n
.
Nous
allons
calculer
à
quelle
distance
du
point
d’Achille,
les
participants
vont
se
rejoindre.
On
note
:
u
n
=
u
0
+
u
1
+
u
2
+
·
·
·
+
u
n
a
Développer:
1
−
1
2
×
S
n
b
En
déduire
:
S
n
=
1
−
1
2
n
+1
1
−
1
2
c
Donner
la
limite
de
S
n
lorsque
n
tend
vers
l’infini
qu’on
note
:
lim
n
↦→
+
∞
u
0
+
u
1
+
·
·
·
+
u
n
ou
lim
n
↦→
+
∞
+
∞
k
=0
u
n
.
Remarque:
Les
paradoxes
de
Zénon
ont
été
rapportés
par
Aristote
dans
son
livre
sur
la
physique
(Livre
VI)
.
On
aurait
aussi
pu
considérer
les
deux
fonctions
qui
au
temps
associe
la
position
d’Achille
et
de
la
tortue
sur
la
droite
et
déterminer
le
point
d’intersection.
E.1875
La
discontinuité
(paradoxe
de
Zénon
d’Élée)
E.182
1
On
considère
le
tableau
ci-dessous
:
n
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
F
n
0
1
1
2
3
5
8
13
21
34
55
89
Montrer
que,
pour
tout
entier
n
naturel
supérieur
à
2
,
les
nombres
F
n
vérifient
la
relation
suivante
:
F
n
=
F
n
−
1
+
F
n
−
2
Les
nombres
(
F
n
)
s’appellent
les
ˇ
nombres
de
Fibonacci
ı
;
toute
suite
de
nombres
présentant
une
telle
relation
sera
dite
de
ˇ
Suites
de
Fibonacci
ı.
Plus
précisément,
la
suite
étudiée
précédemment
est
définie
par
les
conditions
initiales:
F
0
=0
;
F
1
=1
Il
est
clair
que
:
lim
n
↦→
+
∞
F
n
=+
∞
.
Nous
allons
étudier
maintenant
le
rapport
de
deux
termes
consécutifs
;
c’est-à-dire
que
nous
allons
étudier
la
valeur
du
quotient
F
n
+1
F
n
quand
n
devient
de
plus
en
grand
(c’est-à-dire
lorsque
n
tend
vers
+
∞
)
.
2
a
Pour
n
=2
,
établir
l’égalité
suivante
:
F
n
+1
F
n
=
2
b
Compléter
le
tableau
suivant
avec
une
précision
à
10
−
5
près
:
n
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
F
n
+1
F
n
3
Faire
une
conjecture
quant
à
la
limite
de
la
suite
(
F
n
)
et
le
nombre
d’or
1+
5
2
.
Nous
allons
maintenant
montrer
que
toutes
suites
de
Fi-bonacci
ont
le
rapport
de
ses
termes
consécutifs
qui
tend
vers
le
nombre
d’or:
4
En
notant
R
n
la
valeur
du
rapport
F
n
+1
F
n
,
montrer
que
:
R
n
=
1
+
1
R
n
−
1
5
En
admettant,
que
la
suite
(
R
n
)
admet
une
limite
finie
r
lorsque
n
tend
vers
+
∞
,
en
déduire
que
r
vérifie
la
relation:
r
2
=
r
+
1
6
Vérifier
que
1+
5
2
et
1
−
5
2
sont
deux
nombres
vérifi-ant
cette
équation.
7
En
admettant
le
fait
qu’un
polynôme
du
second
degré
ne
peut
s’annuler
qu’en
au
plus
deux
valeurs,
dîtes
pourquoi
la
suite
des
rapports
F
n
+1
F
n
tend
nécessairement
vers
1+
5
2
2.
Suites
définies
conjointement
(terminales)
https://chingmath.fr
sacados/1874
A0T0tt0
A1T1tt1
tt2
sacados/1875
sacados/182
E.5900
On
définit
les
suites
u
n
et
v
n
sur
l’ensemble
N
des
entiers
naturels
par
:
u
0
=
0
;
v
0
=
1
;
u
n
+1
=
u
n
+
v
n
2
v
n
+1
=
u
n
+
2
·
v
n
3
Le
but
de
cet
exercice
est
d’étudier
la
convergence
des
suites
u
n
et
v
n
.
Partie
A
1
Calculer
u
1
et
v
1
.
2
On
considère
la
fonction
f
extrait
d’un
algorithme
où
le
paramètre
n
est
un
entier
supérieur
ou
égal
à
1
:
Fonction
f(n)
u
←
0
v
←
1
Pour
k
variant
de
1
à
n
w
←
u
u
←
w+v
2
v
←
w+2
·
v
3
Fin
Pour
Renvoyer
(
u
;
v)
a
On
appelle
la
fonction
f
avec
pour
argument
la
valeur
n
=2
.
Recopier
et
compléter
le
tableau
donné
ci-dessous
contenant
l’état
des
variables
au
cours
de
l’appel
à
la
fonction
f
.
k
w
u
v
1
2
b
Pour
un
nombre
entier
N
donné,
à
quoi
correspond
le
couple
de
valeurs
renvoyé
par
la
fonction
f
par
rapport
à
la
situation
étudiée
dans
cet
exercice?
Partie
B
1
a
À
l’aide
d’un
raisonnement
par
récurrence,
montrer
que,
pour
tout
entier
naturel,
on
a:
v
n
−
u
n
>
0
b
En
déduire
que
la
suite
u
n
est
une
suite
croissante
et
v
n
est
une
suite
décroissante.
2
Justifier
que
les
suites
u
n
et
v
n
sont
convergentes.
Partie
C
1
On
considère
la
suite
w
n
définie,
pour
tout
entier
na-turel
n
,
par
:
w
n
=
v
n
−
u
n
a
Démontrer
que
la
suite
w
n
est
géométrique.
b
Justifier
que
les
limites
des
suites
u
n
et
v
n
sont
égales.
2
On
considère
la
suite
t
n
définie,
pour
tout
entier
na-turel
n
,
par
:
t
n
=2
·
u
n
+3
·
v
n
a
Démontrer
que
la
suite
t
n
est
constante.
b
En
déduire
l’expression
des
termes
de
la
suite
u
n
en
fonction
de
n
.
c
Déterminer
la
limite
de
la
suite
u
n
.
3.
Un
peu
plus
loin:
suites
homographiques
E.2454
On
considère
la
suite
u
n
n
∈
N
définie
par
:
u
0
=
14
;
u
n
+1
=
10
·
u
n
−
1
u
n
+
8
pour
tout
n
∈
N
.
On
admet
que
la
suite
u
n
est
définie
sur
N
et
que
les
termes
de
la
suite
sont
strictement
supérieurs
à
1
.
1
On
représente
ci-dessous
la
courbe
représentative
de
la
fonction
f
dont
l’image
de
x
est
définie
par
la
relation:
f
(
x
)
=
10
x
−
1
x
+
8
ainsi
que
la
représentation
de
la
première
bissectrice
du
plan
:
Représenter
sur
l’axe
des
abscisses
les
cinq
premiers
ter-mes
de
la
suite.
2
On
considère
la
suite
v
n
n
∈
N
définie
par
la
relation:
v
n
=
1
u
n
−
1
pour
tout
entier
naturel
n
.
a
Montrer
que
pour
tout
n
∈
N
,
on
a:
v
n
+1
−
v
n
=
1
9
b
Donner
la
formule
explicite
définissant
chaque
terme
https://chingmath.fr
chapExoCorrec/5900
sacados/5900
chapExoCorrec/2454
sacados/2454
024681012142468
de
la
suite
v
n
en
fonction
du
rang
n
.
c
En
déduire
la
formule
explicite
définissant
chaque
terme
de
la
suite
u
n
en
fonction
du
rang
n
.
E.2414
On
considère
la
suite
u
n
n
∈
N
définie
:
u
0
=4
;
u
n
+1
=
−
u
n
+6
u
n
−
2
pour
tout
entier
naturel
n
.
1
Déterminer
les
trois
premiers
termes
de
la
suite
u
n
.
2
Soit
la
suite
v
n
n
∈
N
définie
par
la
relation:
v
n
=
u
n
+
2
u
n
−
3
pour
tout
entier
naturel
n
.
a
Déterminer
les
trois
premiers
termes
de
cette
suite.
b
Montrer
que
:
v
n
+1
v
n
=
−
1
4
c
En
déduire
la
nature
de
la
suite
v
n
ainsi
que
la
for-mule
explicite
déterminant
le
terme
de
rang
n
en
fonc-tion
de
n
.
3
a
Déterminer
l’expression
du
terme
u
n
en
fonction
du
terme
v
n
.
b
En
déduire
la
formule
explicite
définissant
les
termes
de
u
n
en
fonction
de
n
.
E.5166
On
considère
la
fonction
f
définie
sur
−∞
;
8
par
la
relation:
f
(
x
)
=
4
·
x
+
4
−
x
+
8
Dans
le
repère
orthonormé
O
;
I
;
J
ci-dessous,
est
représen-
tée
la
courbe
C
f
représentative
de
la
fonction
f
.
On
considère
la
suite
u
n
définie
par
les
relations
:
u
0
=
−
4
;
u
n
+1
=
f
u
n
pour
tout
n
∈
N
1
Sur
le
graphique,
représenter
les
cinq
premiers
termes
de
la
suite
u
n
sur
l’axe
des
abscisses.
2
Par
le
calcul,
déterminer
la
valeur
exacte
des
cinq
pre-miers
termes
de
la
suite
u
n
.
3
On
considère
la
suite
v
n
définie
par
la
relation:
v
n
=
1
u
n
−
2
pour
tout
n
∈
N
a
Déterminer
les
cinq
premiers
termes
de
la
suite
v
n
.
b
Faire
une
conjecture
sur
la
nature
de
la
suite
v
n
et
sur
la
valeur
de
ses
éléments
caractéristiques.
https://chingmath.fr
chapExoCorrec/2414
sacados/2414
chapExoCorrec/5166
sacados/5166
-4-3-2-12I-12JOCf